Lettre circulaire des Maîtres
canadiens
Printemps 2002 |
|
|
Salut
les Maîtres, Une
autre saison de ski qui se termine, et nous voilà déjà en route vers la
saison estivale. Ce
fut une saison très excitante pour le ski de fond en général. Becky, la
fille du Maître skieur Walter Scott, a remporté la première médaille
de notre sport lors de Jeux olympiques. En plus de démontrer son talent,
Becky a su faire preuve de maturité et de classe, des qualités qui ne
sont pas rares dans ce sport. D’autres membres de l’équipe féminine
canadienne ont également eu d’excellents résultats. La
Coupe du monde des Maîtres a au lieu au Centre Myriam Bédard de Québec
rassemblant tout près de 900 participants. Les techniciens ont été tenu
en haleine toute la semaine, tentant par tous les moyens d’obtenir la
bonne combinaison dans des conditions variant de jour en jour. Les Russes
semblent être en avance sur nous lorsqu’il s’agit de combinaisons
gagantes ! Nos
plus sincères remerciements au Comité organisateur et tous les bénévoles
pour les innombrables heures de travail pour faire en sorte que cet événement
soit un succès. Tous
les Directeurs provinciaux me disent que leurs membres ayant participé à
la CMM ont passé un temps inoubliable, et non pas seulement pour les
courses, mais avant tout pour la camaraderie et la culture du « Vieux
Québec » ! Je
vous souhaite un super été et surtout, soyez prudents. Si vous prévoyez
participer à différents événements des Maîtres au cours de la saison
prochaine, hâtez-vous de faire vos plans. Jack Cérémonie nationale des médailles à Québec
J’aimerais
remercier Vic Emery (le grand bonhomme avec tout plein d’énergie à
revendre) et tous les autres qui ont aidé avec la cérémonie des médailles
au YMCA de Québec le jeudi, 28 février. Je n’ai pu y assister, étant
retenu par la maladie. Les
Maîtres canadiens qui ont terminé au premier, deuxième et troisième
rang ont droit aux médailles nationales dans chaque catégorie d’âge.
À cause de leur arrivée tardive lors de la cérémonie des médailles,
certains Maîtres n’ont pas reçu leurs médailles. Si vous étiez dans
les trois premiers, au niveau national, mais n’avez pas reçu de médaille,
veuillez me contacter ! Ceci ne s’applique que pour les quatre premières
courses de dimanche, lundi et mardi seulement. Les médailles pour les
deux dernières courses ont été envoyées à qui de droit. Nos félicitations à tous ceux et celles qui ont participé à l’événement de cette année. Vous êtes tous des gagnants. |
CMM de 2003, Seefeld, Autriche
Comme
la plupart d’entre vous l’avez probablement déjà remarqué, la CMM
de l’année prochaine à Seefeld aura lieu plus tôt que par les saisons
passées. Cet événement se tiendra donc du 30 janvier au 8 février,
avec des courses débutant le 2 février et ce, jusqu’au 8 février. La
date limite pour s’y inscrire est le 6 janvier (sur le cachet de la
poste). Pour ceux et celles qui désirent y participer mais qui ne se sont
pas procuré les formulaires à Québec, contactez-moi. J’ai amplement
de formulaires d’inscription, d’hébergement et des formulaires pour
le transport par avion. Comme
je le précisais dans la lettre circulaire de cet hiver, la plus grande
participation à une CMM jusqu’à présent est à Seefeld en 1988 avec 1
480 participants. Grâce à sa location, dans l’Europe centrale, ce
chiffre pourra être surpassé l’année prochaine. Je mentionnais également
que Seefeld est un petit village de moins de 3 000 habitants, alors je
vous suggère, si possible, de faire vos plans assez tôt pour ainsi
obtenir le type d’hébergement de votre choix. Coupe
du monde des Maîtres de 2005 Krasnogorsk,
Russie …. Une première Lors
de notre réunion annuelle de l’AMM tenue dans la ville de Québec, deux
villes ont fait une offre pour être l’hôte de la CMM de 2005 :
McCall en Idaho, aux États-Unis et Krasnogorsk en Russie. La Russie a
remporté avec un vote de dix-huit contre six ! Voici
quelques raisons appuyant le résultat de ce vote. Premièrement, il n’y
a jamais eu de CMM dans un pays de l’ancien Bloc de l’Est. Deuxièmement
et surtout, depuis les six dernières années, la Russie est au deuxième
rang derrière l’Allemagne pour le nombre de participants aux CMM, avec
une moyenne de 146 skieurs par année, un total vraiment impressionnant si
l’on considère les distances à parcourir pour y participer. De plus,
cette année à Québec, la Russie avait un plus grand nombre de
participants que nos voisins de l’autre côté de la frontière sud !!?? À
titre de Directeur pour le Canada, je crois que ce vote en faveur de la
Russie est totalement justifié et je suis convaincu que la CMM de 2005 ne
sera pas seulement un événement historique pour les Maîtres, mais
qu’elle sera un vif succès ! Krasnogorsk est une ville d’environ 700 000 habitants, située à 32 kilomètres au nord de Moscou. De plus amples informations sur cette CMM vous seront fournies dans les prochaines lettres circulaires.
|
Le groupe de Canmore
Encore
une fois cette année, c’était beau de voir le « très gros, très
bien organisé et bien entraîné groupe de Canmore » ! Qui
d’autres aurait pu s’emparer de deux remorques de fart et ce, sous la
vigilance du Comité organisateur ! Ce groupe est, à mon avis à la même
hauteur que les Russes en ce qui a trait à leur « habilité de
composer avec les trucs des autres » ! Ils ont eu plusieurs
excellents résultats de course, sous l’oeil attentif de leur entraîneur,
le très calme, l’imperturbable Matthias Ahrena … Monsieur Cerax. Même
dans les moments les plus cauchemardesques pour les conditions de fart,
Matthias demeure aussi calme qu’une eau dormante. Chaque
fois que je passais devant les remorques de Canmore, je n’étais donc
pas surpris de voir Kathy, Judy, Michael, Ernst Carl et les autres se
tenir à l’extérieur, jasant et souriant, et sans la moindre trace
d’inquiétude. C’était difficile pour moi d’imager tant de béatitude
parmis le chaos qui régnait tout autour. Continuez
votre bon travail les amis, et j’espère revoir plusieurs d’entre vous
l’année prochaine. Jack |
|
Tirage des skis
Cette
année, l’heureuse gagnante des skis est Barbara Bertch du Lac Louise en
Alberta. J’aimerais
remercier Barbara et tous les Maîtres qui ont participé au tirage de
cette année, dans le but de venir en aide au programme junior du ski de
fond national canadien. Un chèque sera envoyé au Ski de fond national canadien au cours du mois, et ce, pour la quatrième année consécutive de contribution de la part des Maîtres. Durant l’AGA de cette année, il fut également décidé de poursuivre avec ce tirage dans le futur. |
|
Inscription pour la Coupe du monde des Maîtres
Jusqu’à
récemment, il n’y avait qu’une seule méthode d’inscription afin de
participer à une coupe du monde des Maîtres : remplir un formulaire
d’inscription, le poster au Directeur national qui devait vérifier le
statut de membre et noté si l’envoi était approprié, pour ensuite
faire parvenir le tout au Comité organisateur. Mais
avec l’ère de l’ordinateur, tout est changé et maintenant, vous avez
le choix de vous inscrire directement via Internet. Habituellement,
l’inscription par Internet fonctionne très bien. Cependant, avec 334
skieurs canadiens inscrits à la CMM de cette année, cela a soulevé
plusieurs problèmes. À
l’occasion, les inscriptions reçues par Internet ne m’étaient pas
acheminées de la Suisse ; d’autres arrivaient en retard. Par conséquent,
plusieurs bons skieurs n’étaient pas classés proprement et à quelques
occasions ont été inscrits à une discipline autre que celle qu’ils
avaient choisie. Quelques membres m’ont approché à Québec à ce sujet
mais j’étais dans l’impossibilité de faire quoi que ce soit à
propos de ce dilemne simplement parce que je n’avais aucun
formulaire d’inscription original en dossier. Je répète que la plupart du temps, lorsque le nombre de participants est moins de cent, l’inscription par Internet peut être contrôlée de manière efficace, mais avec un nombre plus élevé, la méthode la plus sûre de vous assurer une inscription appropriée (pour les participants dont c’est la première fois) et de participer aux courses de votre choix est de compléter le formulaire d’inscription et de le faire parvenir à votre Directeur national par la poste! |
|
|
(Paragraph
from Kransnogorsk, Russia to be corrected… Only the last sentence) Voici
quelques raisons appuyant le résultat de ce vote. Premièrement, il n’y
a jamais eu de CMM dans un pays de l’ancien Bloc de l’Est. Deuxièmement
et surtout, depuis les six dernières années, la Russie est au deuxième
rang derrière l’Allemagne pour le nombre de participants aux CMM, avec
une moyenne de 146 skieurs par année, un total vraiment impressionnant si
l’on considère les distances à parcourir pour y participer. De plus,
cette année à Québec, il y avait presqu’autant de participants russes
que de nos voisins de l’autre côté de la frontière sud !!?? Changements …
Lorsque
vous complétez un formulaire d’inscription afin de skier à une CMM,
tentez de vous engager fermement à la discipline choisie pour skier dans
les trois courses recommandées ! Je comprends que dans certains cas, une
blessure peut obliger un individu à modifier son choix original, mais
vous devez demandés de tels changements le plus tôt possible. Je crois
que vous serez de mon avis pour dire que ces changements peuvent s’avérer
un véritable cauchemar pour les individus qui doivent entrer tous ces
noms dans le système informatique, spécialement lors de l’année
prochaine à Seefeld, où plus de 1 400 participants seront inscrits. Je
vous remercie de votre coopération. AGA des Maîtres canadiens à Québec
L’Association
nationale « MCC » ainsi que les divisions provinciales sont en
bonne situation financière. Le
modèle des courses
pour les Maîtres nationaux. Tous ont été en faveur que le modèle de
quatre courses se maintienne (deux courses classiques et deux courses
libres), et que ces dernières soient alternées à chaque année, ie :
2003 – les deux premières courses en technique libre, les deux autres
en classique. 2004 – premières deux courses en classique et les deux
suivantes en technique libre. Nous tentons de rendre la compétition égale
pour tous les skieurs. Ce modèle sera discuté avec les prochains clubs hôtes
et sera implanté sur une base annelle. Tarif
de membre.
Il fut décidé que le tarif de membre de 15 $ n’augmenterait pas cette
année. Comme les anciens membres le savent, le tarif de membre a toujours
été de 15 $ et n’a pas augmenté depuis les 22 ans de notre
association, une marque d’attention de tous les directeurs nationaux et
provinciaux au cours des années passées. Il fut également accepté
qu’une province hausse son tarif de membre dans les années futures,
s’il en est jugé nécessaire. Il
a toujours été entendu que lorsqu’une province éprouve des difficultés
financières, le corps national lui fournisse l’aide voulue. Les
membres doivent désormais joindre les Maîtres de leur province de résidence.
Ce point fut accepté unanimement par les directeurs. Les membres qui résident
hors du Canada peuvent joindre la province de leur choix, tout en
continuant d’être membre de leur propre province. La rotation pour les Nationaux des Maîtres
Pour
votre information, il y a une rotation pour devenir hôte de nos Nationaux.
2003/ouest, 2004/central, 2005/est, 2006/central, 2007/ouest, etc.
Normalement, les clubs intéressés soumettent leur offre un an à
l’avance. Cette année, le Directeur de Terre-Neuve, Bruce LeGrow a présenté
une offre pour le Club Whaleback de Stephenville afin de devenir l’hôte
des nationaux de 2005. Pourquoi si tôt ? Et bien, si l’offre est acceptée,
Bruce pourra l’utiliser afin d’approcher et de convaincre les différents
paliers du Gouvernement et obtenir ainsi des fonds qui serviront à l’amélioration
du système de pistes déjà existant du Club Whaleback.
L’offre
fut approuvée à l’unanimité ! À votre convenance, allez visiter le
site Internet du Club Whaleback au www.whaleback.ca
. Uniforme et survêtements des Maîtres
John
Roberts continuera de stocker ces articles chez Wilson sports. Jusqu’à
présent, les Maîtres se sont procurés plus de 100 uniformes de course
et 32 survêtements. Les nouveaux manteaux de survêtement seront complètement
doublés, contrairement à la doublure partielle des manteaux actuels. Merci
encore John. Si
vous désirez vous procurer ces articles, voici les coordonnées : Wilson
Mountain Sports Un
forfait pour la CMM de 2003 à Seefeld … Un
forfait spécial sera proposé par Léon Simard de l’AMSF de Québec
pour les membres des Maîtres canadiens. Ce forfait incluera le transport
par avion, transport de et vers l’aéroport (probablement Munich) et
l’hébergement. Plus de détails en juillet. Dès
qu’elles seront disponibles, ces informations seront accessibles sur le
site Internet des Maîtres de Québec et le site national des Maîtres. Site
Internet de Québec : www.amsfski.com Site
national des Maîtres : x-c.com XCZONE
J’aimerais
remercier bien sincèrement David McMahon pour sa généreuse contribution
de vidéos, DC et DVD sur le ski de fond. Le matériel a été écrit par
Lise Meloche, deux fois médaillées olympique et David McMahon, champion
national de biathlon. Ce matériel contient une variété de trucs et
informations sur les aspects techniques du ski de fond moderne. Que vous
soyez débutants ou experts, vous pourrez tous l’apprécier. Nous
ferons un tirage et les gagnants recevront leur prix au cours du mois
d’avril. Site
Internet : www.xczone.com Tél. :
(819) 827-4836 Entrevue de Fiona avec Al
Maddox, délégué technique du ski de fond pour les Jeux olympiques de
2002 Cette
fin de semaine, j’interromp le repos mérité d’un homme très occupé
pour lui ravir quelques souvenirs des Jeux de Salt Lake City. Je
demande à Al Maddox de me raconter les changements qu’il a observés
dans notre sport depuis les Championnats du monde de ski de 1995 à
Thunder Bay (où il était Chef de compétition) et les derniers Jeux
olympiques (où il participait à titre de délégué technique). Al était
aussi le délégué technique aux Jeux de 1998 à Nagano. Al
indique que l’introduction du sprint comme nouvelle discipline a produit
le plus de défis. Le contact entre les athlètes peut être assez brutal
« comme en patinage de vitesse sur courte piste ». Les juges
se demandent bien comment définir l’interférence entre les athlètes.
L’interférence en sprint a plus de conséquences que dans le premier
relais où ces difficultés peuvent être surmontées par la distance ou
par le skieur du prochain relais. Déjà, des skieurs ont été disqualifiés
pour interférence dans le sprint au niveau de la Coupe du monde et au
niveau olympique. Les skieurs qui ont été victimes de ces infractions
ont pu continuer à skier dans les épreuves éliminatoires, plutôt que
d’être exlus des compétitions. Un autre apport du développement du
sprint est la standardisation de la distance. Présentement elle est de 1 500 mètres (environ trois minutes de course),
mais cette distance pourra diminuer dans le futur. Il
est clair que le sprint et la poursuite produisent des compétitions très
serrées qui offrent un événement plus excitant pour le spectateur, tout
en étant un élément valable pour le sport. Al ajoute que le « Soldier
Hollow » était un bon poste d’observation et que quatre-vingt-quinze
pourcent du parcours pouvait être vu en tout temps à quelques endroits. Inévitablement,
mon entrevue avec Al se dirige vers l’équité et le dopage dans le ski.
Al croit que les dispositions prises jusqu’à présent pour « nettoyer »
le sport auraient pu avoir plus de portée. En regardant l’épreuve de
poursuite de la médaillée de bronze Beckie Scott, il avoue qu’il avait
le coeur dans la gorge lorsqu’elle fut rattrapée dans la dernière
descente juste avant l’arrivée. Il indique qu’il y avait une montée
difficile de trois pourcent en arrivant à la ligne d’arrivée et considère
que Beckie a su démontrer l’esprit d’une vraie championne en se
battant pour reprendre une position de médaille. Dans cette course, les médaillées
d’or et d’argent furent disqualifiées pour dopage. Il croit que la
performance de Beckie (sans drogue) sera bénéfique pour les jeunes
skieurs parce qu’elle a démontré qu’elle pouvait être une des
meilleurs skieuses en se consacrant au sport et en passant à travers des
années difficiles. Je
remercie Al, non seulement pour le temps consacré à cette entrevue, mais
aussi pour son travail et son engagement envers le ski. Al, très
gracieusement, souligne que c’est grâce à l’appui reçu à Thunder
Bay et au Canada s’il a pu obtenir l’expérience nécessaire afin
d’exercer ses fonctions d’officiel au niveau de la coupe du monde
ainsi qu’au niveau olympique. Mes
remerciements à Fiona McKenna pour nous avoir permis de pénétrer
quleques faits du ski de fond aux Jeux olympiques de cette année à Salt
Lake City. Jack. Sprint
Voilà
une compétition qui ne sera pas ajoutée de si tôt à la Coupe du monde
des Maîtres tout simplement en raison du nombre de compétiteurs impliqués
! Mais qui sait, peut-être que dans l’avenir, quelqu’un trouvera une
solution réalisable. Je lance l’appel à vous, les mathématiciens. À
vos papiers et crayons et apportez-nous vos plans.
Jack Le mondial – Dirk Templeman-Kluit
Une
autre compétition des Maîtres du monde à inscrire aux annales de
l’histoire. Les Maîtres canadiens peuvent être fiers de cet événement
tenu à Val Cartier. En particulier les Maîtres organisateurs de Québec
que nous saluons bien bas pour tout le travail et l’attention mis dans
ce 22ième mondial des Maîtres. Pour moi, ce fut un merveilleux
rendez-vous; j’ai eu trois bonnes courses. La camaraderie et l’aspect
culturel furent des primes. Au total, il y avait environ 900 compétiteurs.
Ils venaient de pays traditionnellement forts en ski de fond comme la
Russie et la Norvège, mais aussi des Pays-Bas, de l’Afrique du Sud et
de l’Australie. Plus d’un tiers des compétiteurs étaient canadiens
et près de la moitié de ceux-ci venaient du Québec. (Yukon –2, C.-B. –31, Alberta –48, Saskatchewan –3,
Manitoba –13, Ontario –73, Québec –139, Nouveau-Brunswick –17,
Terre-Neuve –8). C’était
un bon arrangement d’avoir les courses à Val Cartier et de loger les
compétiteurs dans le Vieux Québec. Il y avait plein d’installations
sur place en ville pour l’hébergement, la restauration et le
divertissement. Le transport entre Val Cartier et la ville était précis
comme une horloge. Les autobus étaient confortables, nombreux et
infailliblement à l’horaire alors vous pouviez planifier votre départ
et votre arrivée sans problème. Le stade se trouvait à moins de 100 mètres
de l’arrêt d’autobus. Chaque équipe avait à leur disposition des
remorques chauffées utilisées pour le fartage, ainsi qu’une espèce de
large tente de cirque chauffée où l’on pouvait y boire et y manger.
Parce que nous demeurions tous au centre-ville, nous avons pu profiter de
l’hospitalité de Québec, qui était sensationnelle. Je crois que tous
ont apprécié être au centre-ville avec la bonne bouffe et toute la
gamme d’activités pour vous divertir. L’événement
a débuté avec la cérémonie d’ouverture samedi; les athlètes sont
entrés dans la Manège militaire portant le drapeau de leur nation
respective. Bien que plus petite, la cérémonie était modelée sur
celles des Jeux olympiques. Ce fut suivi par des discours inaudibles.
L’acoustique du Manège militaire semble être mieux adaptée aux ordres
criés qu’aux discours. Les courses individuelles avaient lieu à tous
les jours, excepté les mercredi et jeudi, journées réservées pour les
relais. Les
résultats des courses de la semaine sont affichés au http://www.mwc2002.com/eng/ . Et
si vous désirez en savoir plus sur les pistes ou tout autre renseignement,
veuillez consulter le http://www.mwc2002.com/
. Les
pistes de Val Cartier utilisées pour les courses convenaient parfaitement
aux compétitions des Maîtres. Les boucles principales de 10 et 15 km,
utilisées pour la plupart des épreuves, avaient chacune une montée
substantielle juste à la sortie du stade et ce, sur plusieurs kilomètres.
Une descente assez technique venait ensuite, suivie d’une longue section
plate, située à majorité sur un terrain de golf. Suivait une autre
section montante et finalement, un aller-retour sur un terrain plat près
d’une route, où l’on pouvait voir notre position par rapport aux compétiteurs
en avant et en arrière de nous. À l’arrivée au stade, une courte montée
abrupte où l’on pouvait effectuer une dernière manoeuvre, s’il nous
restait un peu d’énergie. Parce
que les pistes étaient quelque peu étroites et parce que les montées
commencaient immédiatement à la sortie du stade, vous deviez donc sortir
vivement ou risquer d’être pris dans un embouteillage avec les skieurs
plus lents dans la montée. Ceci était spécialement vrai pour les
courses en pas du patineur. Et plus grande la classe, plus grand le problème. En
parlant de classe, la plus grande classse féminine était la F03 avec 22
compétitrices, tandis que la plus grande classe masculine était la M05
avec 56 compétiteurs. Généralement, le nombre de concurrents de chaque
catégorie était un plus grand pour l’épreuve en pas du patineur que
pour le classique. Comme dans les épreuves des Maîtres, les compétiteurs
étaient habituellement placés sur la ligne de départ selon leurs
performances passées aux épreuves des Maîtres du monde. Si vous
n’aviez jamais fait de compétition auparavant, vous vous retrouviez
dans les derniers rangs. Plusieurs compétiteurs étaient en pleine forme
durant toute la semaine tandis que d’autres ont attrapé la grippe et
que les « DNS » se multipliaient à mesure que la semaine avançait. Les
pistes étaient habituellement bien entretenues, mais parce que les pistes
étaient molles la plupart du temps, elles se détérioraient assez
rapidement et il ne restait plus grand chose pour les derniers skieurs; et
dans certaines montées, le centre était assez détruit. À cause de ces
conditions, les temps étaient habituellement plus lents. Durant trois
jours, les compétiteurs ont eu à se contenter d’une neige nouvelle ou
d’une neige qui tombait, et pour empirer les choses, des températures
tout près du zéro. Le fartage était un véritable casse-tête, spécialement
pour le classique. Cette température n’était apparemment pas
habituelle; surprenant autant les organisateurs que les compétiteurs. Les
pistes étaient bien balisées et assez facile à suivre dans la plupart
des cas. Mais certains skieurs se sont perdus et dans un groupe en
particulier (M07 – 10 k en pas du patineur) les premiers douze skieurs
environ ont emprunté un mauvais tournant et ont tous été disqualifiés.
Les médailles ont été attribuées aux autres skieurs; comme une reprise
de cette course australienne pour l’or en patinage de vitesse de courte
piste aux olympiques de Salt Lake City. Dans le relais, plus de dix équipes
ont été disqualifiées parce qu’un ou plusieurs de leurs membres ont
empruntés un mauvais parcours. Quatre de ces disqualifications ont été
attribuées aux équipes canadiennes. Une
cérémonie des médailles avait lieu chaque soir après souper, toujours
dans le Manège Militaire. Les présentations des médailles tiraient
cependant en longueur. Avec au moins 10 catégories féminine et masculine
chacunes, 3 médailles par épreuve et des présentations dans 3 langues,
il fallait au moins une bonne heure pour remettre les quelques 60 médailles
ou plus de la journée. Vous pouviez vous procurer une liste des résultats
des courses de la journée durant la cérémonie des médailles. Mon
compte officieux des médailles individuelles est : Russie 109,
Canada 42, Norvège 41, Allemagne 31, États-Unis 25, Finlande 18, Italie
16, Suède 6, France 7 et Autriche 3. La
compétition ayant doublée aux Championnats canadien des Maîtres, une cérémonie
des médailles a eu lieu le jeudi soir. Environ 150 médailles ont été
remises pour trois jours d’épreuves dans les mêmes catégories pour
hommes et femmes; un vrai marathon de remise des médailles. Mercredi
soir, le banquet fut un vif succès. La nourriture était excellente,
considérant la grosseur de la foule, et pas de poulet élastique cette
fois. Le banquet a eu lieu dans une grande salle près du centre des congrès
et a été suivi d’une danse avec de la bonne musique. Plusieurs ont
dansé jusqu’à 1 heure du matin. Je revois une semaine de bon ski et
d’amitiés, anciennes et nouvelles. Plusieurs étaient tristes de partir
lorsque tout fut terminé samedi par la cérémonie de clôture dans le
Manège Militaire – quelques uns ne pouvaient se résigner à quitter et
ont demeurés jusque tard à la danse de fermeture. Un
gros merci au directeur de la Colombie-Britannique, Dirk Templeman-Kluit,
pour son écrit sur la CMM de cette année à Québec. Dirk avait également
pris plusieurs photographies de cet événement
et qu’il aurait aimé partager avec nous, mais nous ne pouvions
les publier, faute de place. Jack. Les résultats de la CMM
Les
résultats de la Coupe du monde des Maîtres de Québec sont sur notre
site Internet : x-c.com . Cela aurait été toute une tâche
d’inclure ces résultats dans la lettre circulaire alors si vous
n’avez pas pris les résultats à Québec ou si vous ne possédez pas
d’ordinateur, demandez à un ami de vous faire une copie des résultats
de la course désirée.
Voici
l’extrait d’un article de L’Écho,
le magazine des Maîtres du Québec, écrit avant les Jeux olympiques. Le
président Léon Simard a bien aimablement consenti à cette reproduction. Le
ski de fond serait-il trop exigeant pour les Canadiens ?
par Stéphane Barrette Lorsqu’on
me demanda de rédiger un article sur le développement des athlètes, je
me suis dis que c’était là ma chance de tester ma nouvelle théorie et
d’obtenir une réaction des skieurs de fond. J’aurais pu vanter les mérites
des nouvelles méthodes d’entraînement qui font présentement fureur,
mais je dois admettre que je suis plus soucieux du développement des athlètes
que des récentes découvertes scientifiques. Si
j’utilise le mot « soucieux », c’est
surtout parce que la situation actuelle du ski de fond de compétition
au Canada est plus un sujet d’inquiétude que d’excitation. Il n’y a
pas très longtemps, le Canada figurait parmi les dix premiers au monde et
ses athlètes réussissaient régulièrement à terminer parmi les vingt
premiers. Mais que diable nous est-il arrivés depuis les années 80 ? Sans
doute que la réponse à cette question s’avère très liée à la
diminution du budget attribué au ski de fond au Canada et, par conséquent,
du programme d’équipe national. Cependant, le débat ne s’arrête pas
ici. Pourquoi nos subventions ont-elles dégringolées si bas ? Pourquoi
n’avons-nous pas pu continuer à obtenir des résultats intéressants
malgré cette baisse de revenu ? Comment se fait-il que d’autres sports
recevant moins de subventions que le ski de fond continuent à se développer
et réussissent même à progresser ? N’importe
qui possédant un peu d’ambition et de vision, pourrait se poser la
question : pourquoi le Canada ne se classe-t-il pas parmi les
meilleurs pays au monde en ski de fond ? Nous avons pourtant
l’environnement idéal pour le ski de fond, et nos infrastructures sont
comparables à celles des pays forts dans ce sport. De plus, nous
appartenons au « G 7 », le groupe des sept puissances économiques
mondiales. De ce fait, même si nous nous sentons confortable à
constamment plaider la pauvreté, il semble plutôt embarassant de dire
qu’il a toujours été et que ce sera toujours une question d’argent.
Mon
analyse peut d’amblée semblée sévère, mais il me semble que nous
nous inquiétons plus de trouver des explications à nos problèmes que de
simplement comprendre que de moins en moins d’athlètes sont près à
faire les sacrifices voulus pour se rendre au niveau international.
Pourquoi ? Parce
que nous vivons dans une société choyée, qui nous dorlote tous. La vie
ici est tout simplement trop facile ! Lorsque les athlètes, les entraîneurs
et les parents disent continuellement que vous ne pouvez vivre que de ski,
que l’école doit demeurer une priorité, que le ski est seulement un
passe-temps, notre situation ne peut s’améliorer. Si ces croyances étaient
si bien fondées, pourquoi serait-ce plus vrai pour nous que pour les
Européens ? Croyez-vous vraiment que les athlètes norvégiens, italiens,
finlandais ou russes qui représentent leur pays ne font que figurer dans
leur équipe nationale ? Si oui, et bien vous avez tort. Je peux vous
garantir qu’il est plus difficile pour ces athlètes de se tailler une
place dans leur équipe nationale que ce ne l’est pour les Canadiens !
La seule différence est qu’ils ont une bien meilleure chance de devenir
champion mondial que les Canadiens dans la même situation. Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’avec plus de compétiteurs situés dans le bas
de la liste, la sélection naturelle qui s’opère avant d’atteindre le
haut de la liste est beaucoup plus difficile qu’ici au Canada. Le résultat
est que ceux qui réussissent à passer à travers tous les niveaux les
menant à l’équipe nationale sont particulièrement talentueux et
s’entraînent particulièrement fort. Il
y a une autre différence, et une grosse. Dans plusieurs pays du monde,
les athlètes sont respectés et sont considérés comme des élites de
leur société. Ce n’est pas surprenant lorsque nous connaissons les
qualités personnelles demandées pour réussir dans un sport, comme la détermination,
la confiance en soi, la discipline, la combativité, le jugement,
l’innovation, etc. Que deviennent les athlètes de ces provinces
lorsqu’ils se retirent de leur sport ? Ils sont employés par des
compagnies, ils adaptent leur habilités au monde du travail, et
obtiennent rapidement des positions clés. Les ex-athlètes sont des
membres énergiques et productifs de la société. Pourquoi avons-nous
tellement de difficulté à comprendre ceci au Canada ? Ce n’est
certainement pas à cause du manque d’exemples ! Nous
devons également rendre plus attrayante la carrière en ski de fond.
Entre autres, les voyages en Europe ont toujours été très considérés
par nos athlètes. Nous pouvons seulement nous réjouir du fait que les
Tours B soient de retour pour les skieurs canadiens qui ne sont pas nécessairement
de l’équipe nationale mais qui font déjà des sacrifices considérables.
En effet, il est essentiel de garder ces athlètes dans le système, parce
qu’ils sont les prochains candidats en liste pour l’équipe nationale.
Si nous avons plus d’athlètes, nos champions seront encore meilleurs,
et ce sera la même chose pour les résultats sur la scène internationale.
Entretemps,
nous ne pourrons allez nulle part aussi longtemps que les gens iimpliqués
dans le sport n’encourageront pas nos athlètes à faire les sacrifices
nécessaires, du moins jusqu’à ce qu’ils aient une bonne idée de
leur potentiel maximum. De plus, ce n’est pas une question de choix. Le
niveau mondial est tellement élevé et il y a tellement d’intensité
dans le peloton de la Coupe du monde qu’il est impossible de gagner à
ce niveau sans prendre de risques. C’est à nous de choisir et de
prouver (je sais que c’est difficile … ) que nous pouvons viser le
podium des médailles, pour une fois… Facteur de correction d’âge pour les Maîtres
skieurs
Le
graphique ci-dessus a été compilé à partir des temps obtenus lors des
épreuves de la CMM de cette année à Québec. Les moyennes des meilleurs
temps pour les deux courses de longue distance en classique et en pas du
patineur ont été calculées afin de produire cette ligne. Les résultats
du 10 k n’ont pas été utilisés à cause des conditions changeantes
qui donnait des temps plus rapides dans les derniers groupes. Un des résultats
du groupe M11 n’a pas été utilisé car il était 100 % plus lent que
tous les autres. Les résultats pour le groupe M7 et les suivants ont été
ajustés parce que ces catégories avaient skié des distances plus
courtes. Le
graphique montre une excellente corrélation pour les catégories M4 à
M9, l’inclinaison est à un temps augmentant de 1 % par année. Au rang
des M1, M2 et M3, les résultats ne démontrent pas de forte relation. Je
présume que l’âge n’a pas encore commencé à être un facteur déterminant.
En projetant la ligne inclinée de 1 % à l’intersection du meilleur
temps, vous obtenez un âge de 43. La divergence de la ligne pour les catégories
M10 et M11 peut provenir du fait que la vitesse diminue plus rapidement à
ces âges mais je crois que c’est plutôt que les groupes étaient
petits. Avec une plus grande participation, nous verrons ces temps se
rapprocher de la ligne. Conclusion
– pour des épreuves de plus grandes distances, vous pouvez corriger
l’âge de votre temps avec cette formule : Temps corrigé d’âge = votre
temps / (1 + ((votre âge – 43) / 100) Exemple :
votre temps pour une course de 30 K est de 1 heure 43 minutes et vous avez
53 ans. Votre âge – 43 vous donne une correction de 10 %. Temps
corrigé + 103 minutes / 1.1 = 93.7 ou 1 heure 33.7 minutes. C’est
tout pour cette saison les amis. Encore une fois, passez un bel été et
amusez-vous bien ! Jack
|
|
| | HOME | | |