CANADIAN MASTERS' CROSS COUNTRY SKI ASSOCIATION

JANUARY 2001 NEWSLETTER


Bonjour les Maîtres

Incroyable ! Il y a de la neige partout, des températures glaciales dans l'ouest mais avec de la neige, youpi ! Dans le centre du Canada, beaucoup de d’versement de matière blanche, amen et mais oui ! le même phénomène ici dans l'est, excellent ! Les Maîtres skieurs vont de tout le pays se promènent avec un sourire accroché aux oreilles. « Il n'y a rien de mieux ! » Et bien, peut-être que oui...s'il peut continuer à neiger jusqu'en mars.

Pour les fervents, pas de meilleure manière de terminer l'année et de commencer la saison de ski. Noël apportera plein de nouveaux équipements, skis, bottes, fart (peut-être même de la cerax pour les pros), de nouveaux uniformes des Maîtres sous le sapin, c'est tellement facile de magasiner pour les skieurs de fond. Si seulement tous ceux d'entre nous qui n'ont fait absolument aucun entraînement au cours de l'été pouvaient instantanément accéder au meilleur de leur forme ! Fini la rêverie, il est temps de sortir et de faire fondre l'excédent de poids. « Il n'y a rien de gagné d'avance dans ce sport ! ».

Et plus des compétitions locales et régionales de cette saison, je vous rappelle que la Coupe du monde des Maîtres sera tenue à Mariazell en Autriche, du 15 au 24 février. Nos « nationaux » auront lieu à Charlo, au Nouveau-Brunswick, du 5 au 10 mars. Lire les informations supplémentaires dans les pages suivantes. Si c'est possible, essayez d'inscrire un de ces événements à votre agenda. « On se verra là-bas » .

Tous mes voeux. Et encore de la neige s'il vous plait !

Jack

Couverture de la Coupe du monde en ski de fond

Je recevais récemment un courriel de Toni Scheier de la CCC (en provenance de John Langstone) mentionnant que les courses de la Coupe du monde en ski de fond sont télévisées sur le réseau « Outdoor Life Network » (OLN) aux États-Unis. Le réseau canadien ne croit pas que cet événement suscite assez d'intérêt pour qu'il soit présenté au Canada.

Alors allez les Maîtres, faites passer le message au OLN que vous aimeriez voir la couverture de la Coupe du monde en ski de fond sur leur réseau canadien. Pour ceux qui ne possèdent pas d'ordinateur, demandez à un ami d'envoyer un courriel pour vous. Si chacun de nous s'y mettait, qui sait ce qui arrivera. Peut-être que quelqu'un dans le réseau saura démontrer assez de bon sens et télévisera un « vrai sport » au côté du championnat mondial de lutte. «audiencerelations@tsn.ca» 

Uniformes de ski des Maîtres : Vendus ...

Le stock original de 48 uniformes de ski s'est volatisé rapidement et Wilson Sporting Goods a du commander 50 uniformes supplémentaires, l'arrivée de la marchandise est prévue pour janvier. Alors n'hésitez plus et remplissez le bon de commande, ces uniformes sont splendides et le prix est imbattable.

Je n'ai pas inséré de photographie car le blanc et noir ne rend pas justice, allez plutôt voir le site internet des Maîtres au « x-c.com » Le top-modèle grassement payé qui présente l'uniforme est nul autre que John Roberts. Désolé les filles, vous ne pouvez commander que l'uniforme seulement.

Remerciements

Pierre Harvey...pour avoir acheté les skis pour notre tirage et ce, à un très bon prix.

George Skoreyko...pour son appui continuel aux Maîtres

John Roberts...encore, pour son excellent travail avec notre site internet et les nouveaux uniformes de ski.

Comité organisateur de Québec...pour leur appui et dévouement sans borne envers la CMM de 2002 à Valcartier.

des Maîtres en ski de fond de 2001 à Sugarloaf aux États-Unis

Bonjour les Maîtres Les championnats national

La Vallée de Carrabassett, État du Maine - Du 4 au 11 février auront lieu à Sugarloaf, Maine, les championnats du national des Maîtres en ski de fond de 2001. Ce Championnat est la premier événement des Maîtres qui compétionnent aux États-Unis, amenant de 400 à 600 skieurs de partout aux États-Unis et au Canada. La réglementation de ces championnants est régie par les skieurs de fond américains (AXCS), qui est l'association nationale pour l'adhésion des Maîtres.

La semaine d'événements prendra son envol dimanche, le 4 février, avec le Festival et l'Exposition national des Maîtres en ski de fond (ouvert à tous), où seront exposés une multitude de produits de différentes compagnies spécialisées dans les activités de plein air. Il y aura également une course de catégorie junior et des relais amusants pour la famille. Les championnats se dérouleront durant la semaine comprendront trois courses individuelles, deux de style classique, une de style libre ainsi qu'un sprint-relais à deux personnes de style libre.

Toutes les compétitions sont ouvertes aux skieurs de plus de trente ans. Il n'y aura pas de qualification ni de système de classement. Les seules exigences sont de débourser des frais d'entrée minime pour la journée ou être un membre

 

annuel de l'organisation américaine à but non-lucratif des skieurs de ski de fond (pour les citoyens américains). Les skieurs invités qui participeront aux courses avec leur licence d'un pays étranger ne sont pas obligés d'être membre de l'AXCS et sont admis dans les catégories d'invités spéciaux à tous les événements.

Les courses auront lieu aux installations de ski de Sugarloaf, situées au Centre récréatif de Sugarloaf. Ce Centre de plein air offre le plus important réseau de pistes entretenues dans tout l'Est des États-Unis. La neige abondante, un chalet confortable, un service courtois, un entretien de qualité et une attention particulière aux détails, contribuent à la réputation du centre récréatif et le placent à la tête de tous les centres de ski. Plusieurs événements régionaux et nationaux de ski de fond se sont déroulées à Sugarloaf, incluant  les Championnats des Maîtres de la Nouvelle-Angleterre de 1997, 1998 et 1999, les Championnats Junior ll de la Nouvelle-Angleterre de 1997 et 1998, et les Championnats des écoles secondaires de l'Est de 1994 et 1997.

Vous êtes tous invités à venir participer et pouvez prendre arrangements pour votre hébergement en composant le 1-800 THE LOAF. Pour plus d'informations concernant le AXCS 2001, les Championnats national des Maîtres en ski de fond ou Sugarloaf, veuillez composer le (207) 237-6830 ou visitez le site officiel de AXCS et des Maîtres nationaux au www.xcskiworld.com

John Downing-Directeur Nationaux

 

En route vers Mourmansk

À maintes reprises aujourd'hui, je me demande comment et si j'allais y arriver. Les panneaux de signalisation sont à peu près inexistants et les quelques rares cas où ils pourraient être une indication pour Mourmansk, c'est écrit en russe et avec des caractères cyrillique ! Maintenant que nous sommes arrivés, tout ce que nous voyons sont des industries et des édifices à appartements - rien de plus. Nous nous dirigeons vers les collines et là-haut finissons par dénicher l'Hôtel du 69e Parallèle - une véritable ruine, laquelle nous délaissons pour repartir juste au moment où je vois des skieurs russes qui en sortent. Tatiana et Sergei me reconnaisse de Kiruna et m'accompage au centre-ville jusqu'au Comité organisateur où règne la confusion totale.

Un préposé m'offre une chambre à 45 $ américains la nuit contrairement aux 20 $ estimés en réponse de ma demande télécopiée. Je ne démords pas. Mes amis russes interviennent et une heure plus tard nous nous dirigeons vers l'Hôtel Arctica - un établissement réputé qui donne sur l'artère principale de Mourmansk, décoré par un gigantesque arbre de Noël orné d'une étoile rouge. Le préposé négocie à son bureau et tout à coup j'ai une clé au prix promis. Tatiana et Sergei m'aident à sortir mes bagages de l'auto Charlie, qui doit être stationnée directement à l'extérieur de l'hôtel jusqu'à notre départ dans trois jours.

Après avoir laissé mes effets personnels dans ma chambre assez confortable de deux étoiles dans ce prétendu hôtel quatre étoiles, nous nous hâtons de quitter les lieux pour aller au restaurant - qui est très évocateur d'un Moscou d'il y a 24 ans - lourds rideaux, plein de verres de vodka qui se vident et de conversations enjouées. Nous faisons de même, entre deux succulentes cuillerées de caviar. Avec quelque bières pour aider à faire descendre le tout, et après une salade du tonnerre suivie d'un repas de renne (caribou), je demande l'addition pour nos trois repas qui totalise 15 $ américains. Perestroika n'a certainement pas atteint le nord, en ce qui a trait aux touristes ! Il me semblait être le seul étranger en ville !

De retour à l'Hôtel, en empruntant les rues grises et désertes, on y trouve l'endroit en pleine efferverscence. Après avoir passé le gorille de style portier, nous entrons dans une salle de billard où des couples russes « très à la mode », tirés à quatre épingles, jouent à une demi-douzaine de tables. Tout près, il y a un restaurant avec un cabaret de danseuses aux seins nus et en haut une disco, où des femmes en majorité, plusieurs très jolies, y dansent seules ou avec une compagne, sur de la musique de l'Quest. Elles semblent très heureuses d'être rejointes par d'éventuels partenaires. Nous sautons donc sur le plancher de danse.

Samedi, poisson d'avril, l'aurore est claire avec une température de -15 degrés. Je marche jusqu'au Stade de glace où se trouve le Comité organisateur. Le passage tout autour de la patinoire est rempli de tennis de table - toutes occupées.

Je donne les 100 roubles pour couvrir les frais d'entrée (3.50$) et me procure le départ no 1133. Je découvre que je suis un des 6 participants non-Russes de la course, les autres étant trois Hollandais, un Anglais et un Scandinave, travaillant tous ici temporairement. Il semblerait que, sous l'ancien régime communiste, lorsque les skieurs recevaient des subventions pour venir, il y avait plus de

10 000 participants, plusieurs provenant d'autres pays. Mais de nos jours, avec une bourse plus serrée et des subventions provenant d'un seul club de ski, cette course s'adresse maintenant plus à la classe élite et il n'y a plus que quelques 1250 russes qui y participant. Le parcours est tracé pour le refléter. Il est technique et grimpe sur un total de 980 mètres au cours du 50 km. Il semble bien que j'en aurai pour mon argent cette fois.

Deux jeunes interprètes m'amènent au stade de ski d'où sortent de la neige de petites boutiques extérieures de ski érigées temporairement. Tous les produits qui proviennent de l'Ouest sont offert à des prix de l'Ouest. Cet endroit ressemble à un « village Adidas » pouvant habiller de la tête aux pieds. Ce qui me ramène en 1976 lorsqu'Adidas avait offert une offre sans précédent de plusieurs millions de dollars à l'Union soviétique lors des Jeux olympiques d'été de 1980. Contrairement aux règlements du CIO concernant les droits des CNO dans leur propre pays, Adidas avait sécurisé mondialement les droits à toute marchandise à l'effigie du symbole olympique russe sur tous les vêtements et chaussures. Cette entente avait coupé le cou des autres programmes de vente de merchandise aux symboles olympiques, comme au Canada, où à l'époque j'étais engagé à titre de sous-contracteur afin de faire ce travail pour l'Association olympique canadienne. C'était une tâche futile et nous avons dû reculer sur les ententes des fournisseurs afin de soutenir financièrement l'équipe. Le pré-paiment de la somme d'un million de dollars d'Adidas a certainement rapporté gros pour la compagnie en Russie. Comme les Américains, qu'ils émitent de plusieurs manières, les Russes sont des concepteurs conscients et ils méprisent leurs propre produits chez eux fdans leur effort d'être

« dans le vent ». Un vendeur Lapon tente de vendre des pantouffles et des bottes en peau de renne faites à la main mais sans trop de succés. À 30 roubles du dollar, ils sont donnés, (des prix variant entre 7 $ et 20 $). Je sors rapidement ma liasse d'argent. Entretemps, presque tous les Russes présents dépensent tout ce qu'il peuvent ramasser pour être vétus des rayures d'Adidas et être indentiques les uns aux autres. Peu importe ce qui est dit à propos du manque d'identité des Canadiens, au moins nous préservons notre individualité en essayant de ne pas être pareils, ce qui, je présume, nous a été donné par les Français et les Anglais, qui semblent être les deux seules autres nationalitiés qui ne se plient pas aux exigences des vétements signés.

Le festival annuel du printemps de Mourmansk a lieu également en cette fin de semaine. En bas de la côte,

près du stade pour le ski de fond, la foule est rassemblée pour regarder la course des rennes, qui se déroule de manière un peu absurde dans une clairière, avec à l'arrière-plan ces épouvantables tours d'habitation de la Russie du Nord. Les Lapons et les animaux sont tous les deux vêtus de couleurs vives. Les rennes sont enjoués et rapides, leur grosse rampe dansant sur la neige. Les conducteurs tentent de les diriger à l'aide d'un long bâton, mais les animaux semblent les ignorer dans les coins, où les traîneaux carambolent régulièrement, renversant leur conducteur. Ceux qui réussissent les deux corcuits d'approximativement 4 km chacun semblent exténués. Les rennes, en équipes de 4 ou 6, arrivent toutes essouflées avec leur longue langue qui pendent jusqu'à terre. Mais ils se remettent rapidement et nous pouvons espérer que ce n'est pas plus éprouvant pour eux que pour nous, skieurs de fond, en pleine compétition contre chacun de nous et contre les éléments.

Mes guides me quittent et je retourne au stade de ski pour examiner la première section de la course - plat pour le premier kilomètre, puis un terrain ondulé sur un sol compact et rapide. Si la température demeure dans les -6 à -10 degrés avec du soleil, cela devrait être agréable. Je vois une tente Swix où deux Russes offrent de farter les skis pour 50 roubles (1.80$) la paire. Incroyablement, ils utilisent du fart Swix HF8 et de la poudre Cera 200, un service pouvant coûter un minimum de 50 $ partout ailleurs ! J'allais utiliser ce fart de toute façon alors je prends avantage de o'offre. Ils lésinent par contre sur l'étape de (crayonnage) qui est fait trop légèrement, et je me demande comment la course en sera affectée demain lors de la deuxième moitié du parcours. Mais je prends aussi en considération tout le temps que je viens de sauver. Et après tout, ce n'est pas comme si ma vie en dépendait.

Ainsi, ma destinée est jetée entre les mains de la qualité de ce fartage sur mes skis adaptés aux conditions de neige sèche et de sol compact. Nous verrons bien ce qui se passera demain. Dimanche matin, il y a un peu de tout - de la neige soufflée par le vent et une température qui monte jusqu'à près de zéro ! Cela devrait être intéressant!

l y a un peu de retard afin d'accéder à la ligne d'arrivée, mais nous y sommes maintenant, avec environ cinq minutes avant le départ. Je décide d'enlever mes skis et de les laisser sur une des pistes afin de prendre avantage des dernière minutes qui restent pour effectuer un petit exercise d'assouplissement sur une barrière de sécurité tout près. Quelle erreur monumentale ! Tout à coup, le peloton s'ébranle et c'est le départ. Je me faufille du mieux que je peux entre les skieurs en mouvement, afin de retrouver mes skis et les remettre rapidement à mes pieds. Je suis le dernier à sortir du stade et à me diriger vers la colline ! Je suis très voyant dans mon uniforme de course turquoise, coiffé d'une tuque avec une feuille d'érable et des lunettes de ski qui me font ressembler à ET. La foule me fait des signes de la main et je la salue en retour. Cela devrait être amusant de faire partie des « traîneux ». Avant même d'atteindre le dessus de la colline, j'ai déjé rejoint les coureurs. Ceux qui sont à la queue ne font certainement pas partie de la classe élite. Autour de moi ce n'est qu'un amas de vieux skis avec un style des plus mauvais tandis que mon fartage à 2 $ m'aide à glisser facilement d'un groupe à l'autre, tout particulièrement dans les descentes et les plats où notre technique de glisse est comme la nuit et le jour.

Petit à petit je prends une meilleure position dans la course. Comme j'arrive au millieux du peloton, il devient plus difficile de dépasser car notre équipement est maintenant comparable. Nous voilà fouettés en plein visage par des vents violents et une neige aveuglante, mais à certains moments, quelques éclaircies nous offre un instant d'encouragement avant la prochaine bourrasque.

Beaucoup de neige est tombé sur le sol compact, maintenant couvert de trois à six pouces. A la mi-course, ma mince couche de fart et le manque de rill. me met sur un pied d'égalité avec mes proches compétiteurs. Il n'y a plus de crissement des skis provoqués par ceux qui dépassent - seulement le son de ceux qui s'accrochent et se battent contre les éléments, avec une fin encore trop loin pour pousser de tout son coeur. Je commence à oublier que j'ai rejoint ces skieurs et que peut-être je devrais les dépasser. Mais la piste étant devenue plus étroite, chaque dépassement devient de plus en plus difficile alors que j'ai à pousser vigoureusement dans la neige profonde pour avancer. Au tout début, une ou deux fortes suffisaient mais maintenant, il en faut dix ou plus. Je commence à regretter de n'être pas parti plus tôt et plus rapidement pour ne pas à avoir à effectuer ces dépassements maintenant. Dépasser ne me motive plus psychologiquement, contrairement au fait de me faire dépasser.

J'essaie de changer mes idées et de diriger mon attention vers ce que je peux voir de la piste, ce qui est vraiment très magnifique...de petits lacs, petits collines et plusieurs changements de directions au milieu de forêts enchantées. Mais mes lunettes sont tout à fait gelées et je dois m'efforcer, à travers mes paupières gelées à négocier certaines descentes très techniques. C'est parfois moins difficile dans les montées, mais je commence à éprouver de la difficulté à rester debout dans la neige qui est maintenant très profonde. Il me reste cependant quelques vestiges de bonnes techniques afin de m'aider à glisser, et le constant changement de direction m'amène aux derniers 15 km.

L'allure recommence à s'intensifier. Je m'accroche à une skieuse de l'équipe russe, et nous dépassons les skieurs en deux temps trois mouvements dans les quelques dernier km. Mais mon but initial de skier en dessous de trois heures s'est évaporé depuis longtemps dans ces conditions lentes et difficiles et le nouvel objectif de 15 km/h commence également à desparaître. J'aime mieux le ski classique - où il est tellement plus facile de se resserrer, de garder une bonne technique et de glisser, plutôt que de faire de ski-patin dans ces conditions, où les changements de vitesse sont peu nombreux et où une poussée plus que raisonable est demandée pour maintenir sa technique. C'est maintenant très ardu d'enforcer son bâton de ski dans la neige profonde.

Mais l'anticipation de la fin redonne encore un peu d'entrain. Nous commençons à entendre la voix de l'annoncer dans les haut-parleurs et nous voilà déjé sur la descente qui zigzague vers l'arrivée. Je suis si gelé que j'ai de la peine à voir ma montre mais le temps semble indiquer 3 hr 30 min, ou approximativement 14 + km/h. J'aurais dû effectuer cette dernière poussée beaucoup plus tôt et rester plus concentré lors de cette dernière section, en travaillant plus fort sur ma technique lorsque les conditions sont devenues plus pénibles. Mais c'est plus vite dit que fait losqu'on est là à souffrir sur le parcours. Je n'ai aucune idée comment j'y suis parvenu mais je dois noter qu'un récent champion olympique russe a terminé en 2 hr 31 min, à 20 min derrière le record. Je me console en pensant que peut-être j'aurais pu faire sous les trois heures sous de meilleures conditions. Mais je sais aussi que je n'aurais pas du être à plus de 45 min derrière.

Après un léger repos, c'est l'heure de se lever pour aller à la cérémonie de la remise des prix dans le grand centre dehors, où déjé des milliers de personnes sont rassemblés. Tout les « moitiés » de Mourmansk doivent y être - soit de très jolies femmes dans des manteaux d'hiver amples et chapeaux de fourrure. Il y a une fanfare militaire complète accompagnant chaque groupe de gagnants. Les dignitaires de la FIS et l'Association olympique russe sont sur place pour remettre les honneurs. Étant habitué aux Loppets européens, où seulement les plus rapides sont reconnus, il est agréable de voir un événement où les groupes de vétérants sont à la fois reconnes et appelés en premier, en commençant par les femmes plus âgées. Il y a dix groupes d'hommes, le mien étant le groupe huit. L'heure arrivée, j'entends un nom qui m'est familier et, bien surpris, suis conduit en haut du podium afin d'y recevoir la première place dans ma catégorie d'âge, sous la musique de la fanfare et des acclamations des milliers de personnes - je n'avais pas vécu une telle expérience depuis 1965 - quelle émotion après toutes ces années ! On me décore d'une médaille enrubannée. Puis on me donne une coup, des fleurs et une enveloppe vide. Apparemment, elle devait contenir de l'argent, mais étant le seul étranger à recevoir un prix, quelqu'un a dû décider de laisser tomber l'idée !

Ce soir là, le Comité organisateur et toute sa suite font une grosse fête dans le restaurant de l'hôtel, avec le cabaret et tout. J'échange mon enveloppe vide pour une place. Plusieurs toasts à vodka s'ensuivent. La vie est difficile ici, dans le nord, et avec le rouble qui perd de sa valeur à tous les jours, il est presqu'incroyable de voir comment ils oublient leur misère en fêtant. Il n'y a rien qui les attend à la maison, alors ils sortent ici et là, se mettent beau et se regardent les uns les autres - ils ont des

conversations et des rires animés, n'ont pas peur de chanter ou de montrer leur talent, de n'importe quelle manière, selon leur goût.

Vic Emery

VIVE LES NATIONAUX !

En regardant les réponses d'un questionnaire que le directeur provincial Dirk Tempelman-Kluit a envoyé aux Maîtres de la Colombie-Britannique, il est clair que même avec l'arrivée des nouveaux médias tel l'ordinateure, plusieurs Maîtres désirent encore recevoir les lettres circulaires afin de les feuilleter, assis bien tranquillement, plutôt que de les lire sur un écran d'ordinateur. Cela m'a ouvert les yeux; j'avais l'impression que la plupart des Maîtres utilisaient l'internet. C'est pourquoi les trucs pour l'entraînement et la fartage des skis avaient été retirés de la publication car ceux-ci peuvent être trouvés sur divers sites internet. Cette rubrique sera réinstallée dans les prochaines lettres circulaires.

Une des questions demandait: « Pourquoi être-vous membres des Maîtres » ? Voici quelques réponses : afin de garder le contact avec d'autres fervents de sport, recevoir des nouvelles d'autres skieurs et de différents endroits, ou pour se réunir avec d'autres Maîtres du reste du Canada. Cette dernière est ma préférée!

Depuis que je suis membre des Maîtres, au milieu des années 1980, j'ai participé à plusieurs CMM, mais j'étais présent à presque tous les nationaux des Maîtres (je ne peux comparer au record de Shirley Pommier) et je l'ai souvent répété que nos Nationaux sont de loin mon événement préféré. En voici la raison : afin de rencontrer et partager avec des amis qui viennent de partout au Canada. De même que pour l'atmosphère de « camaraderie, d'esprit sportif et de plaisir », qui se dégage lors de nos Nationaux, il semble que nous skions tous à notre propre rythme. Le reste du temps est réservé au plaisir, (les sorties et les visites des alentours) et ce, jusqu'à la prochaine course.

Tout en gardant cela en m*moire, j'espère que plusieurs d'entre vous viendrons nous rejoindre à Charlo au mois de mars. Je peux vous garantir que « plus que le tiers » de nos soixante et plus membres de Terre-Neuve et du Labrador seront là, et une rumeur circule à l'effet que certains apporterons secrètement avec eux un petit « screech » dans la province du Nouveau-Brunswick. Pour l'instant, ce n'est pas une substance interdite dans le ski Maîtres...alors il semble que la troup de Terre-Neuve et du Labrador aura un advantage sur le reste du monde. TANT PIS POUR VOUS, hi-hi !

Jack

Championnat canadien des maîtres de ski de fond 2001.

Le mercredi 6 décembre à 14 h, vous êtes invités au chalet des Aventuriers de Charlo, à une conférence de presse pour le lancement officiel du "Championnat des Maîtres de ski fond canadien 2001". Ce championnat, organisé par le club de ski de fond. "Les Aventuriers de Charlo", aura lieu du 4 au 10 mars 2001. Ces compétitions permettront au club de se préparer pour les Jeux d'hiver du Canada de 2003 qui seront présentés dans notre région.

Le compte à rebours est commencé. Il ne reste que quatre-vingt-huit (88) jours avant cet événement majeur de ski de fond dans la région.

Les participants viendront des dix provinces et des territoires du Canada. Nous attendons également des skieurs des États-Unis, surtout de l'état du Maine. Pierre Harvey de Québec, qui a déjé participé à deux Jeux olympiques, soit en ski de fond, l'hiver, et en cyclisme, l'été, sera parmi nous cette semaine là.

Cet événement est organisé en partenariat avec "Ski de fond du Nouveau-Brunswick" qui regroupe l'ensemble des clubs de ski de fond de la province, soit pr*s de 7000 membres individuels.

Quelques membres de la Société hôtesse des Jeux d'hiver du Canada de 2003, partenaire financier pour les infrastructures de ski de fond à Charlo, seront présents.

Le comité organisateur, sous la direction du président Roger Levesque, et plusieurs skieurs de la région seront présents à cette conférence de presse.

Le Poste de télévision TVNB de Rogers Communication sera sur place, pour filmer, toutes les comp*titions durant la semaine du 4 au 10 mars et sera diffusé par après.

Ndlr : Tiré d'un communiqué de presse du mois dernier

au Nouveau-Brunswick

Conseil d'entraînement

Voici un conseil d'entraînement nous provenant d'un vrai bon skieur de la C.-B. cette personne à également un excellent sens de l'humour.

Durant les longues, pénibles, lentes séances

(2-3 heures), ajoutez ce qui suit :

À toutes les 10 minutes, faites un sprint de 10 secondes en y donnant tout ce que vous avez, d'abord avec les jambes / skis seulement, puis les bras / bâtons seulement, et les deux pour 10 secondes.

Répétez cet exercice jusqu'à ce que l'étincelle du sprint commence à s'éteindre.

Dénégation : Cet énoncé n'est pas inédit. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. L'énoncé ci-haut n'est pas protége par les droits d'auteur et peut être copié à l'infine

(**** « ad infinitum » sans permission spéciale. À utiliser à vos propres risques et récompenses.

O.S.

La Coupe du monde des Maîtres 2001 Mariazell,

Autriche, du 15 au 24 février

À moins d'un mois de la réception de cette lettre, la Coupe du monde des Maîtres aura lieu. La petite ville de Mariazell sera en pleine effervescence avec des skieurs de partout au monde. Comme plusieurs d'entre vous aurez des amis qui y seront, n'oubliez pas de suivre les résultats de cette compétition sur le site internet des Maîtres.

J'étais en contact avec le comité prganisateur, ils me disaient que toutes les pistes étaient ouvertes et que plusieurs skieurs de Vienne et des environs prennaient avantage de leur nouveaux système de pistes afin d'avoir une longueur d'avance dans leur entraînement en préparation pour l'événement.

Canada n'aura pas beaucoup de représentants cette année, j'imagine que plusieurs préfèrent attendre et viser le sommet à Valcartier en 2002.

 

 

CMM VALCARTIER, QUÉBEC 2002

Le comité organisateur des Championnats mondiaux des Maîtres en ski de fond Québec 2002 est fier d'accueillir cet événement prestigieux dans « la plus chaleureuse des destinations hivernales ». Depuis quelques mois, les membres du comité organisateur travaillent intensément pour vous présenter une compétition inoubliable.

En septembre dernier, la ville de Québec recevait les représentants de l'Association mondiale et des directeurs nationaux des 25 pays membres pour leur assemblée annuelle et pour leur donner un avant-goût de l' hospitalité chaleureuse des Québécois. Depuis cette rencontre mémorable, le comité organisateur ne cesse de progresser dans l'organisation de l'événement : les pistes ont été acceptées, le site internet officiel sera d'ici peu en opération, les négociations avec les partenaires de l'événement sont très prometteuses, les divers paliers de gouvernement nous signifient leur appui, etc. De plus, une délégation représentera le comité organisateur aux Championnats mondiaux des Au plaisir de vous voir glisser sur les pistes exceptionnelles du Centre Myriam-Bédard ainsi que du Centre Castor et de découvrir la ville de Québec et ses environs en 2002.

Le mot de Jack

À titre directeur national, j'ai eu l'opportunité d'assister aux réunions tenues en septembre dans la ville de Québec. Nous avons parcouru les pistes en bicyclettes de montagne (compliments du comité organisateur) et elles sont très impressionnantes. Il y a eu beaucoup de travail d'accompli sur ce système de pistes afin de rencontrer les normes exigées par les Maîtres. Je suis convaincu que tous ceux qui auront la chance de skier sur ces pistes seront tout aussi impressionnés.

J'espère de tout coeur que les Maîtres de partout au Canada feront un effort afin d'assister à cet événement et démontrer ainsi leur soutien et appréciation envers l'incroyable travail entrepris par le comité organisateur de Québec.

Surtout ne soyez pas intimidés et croire que tous les skieurs qui participeront à cette compétition sont de renommée mondiale: pas du tout. Plusieurs d'entre nous n'y allons que pour skier de notre mieux et apprécier l'événement en unisson avec les milliers de skieurs de diverses nationalités. Que le rythme soit rapide ou lent, la plupart des Maîtres s'encouragent les uns les autres.

La Coupe du monde des Maîtres ne reviendra pas au Canada avant plusieurs années, alors profitez-en et faites de cet événement le point culminant de votre pratique du ski de fond.

Soyez prudents durant cette saison de ski et bon succés. Jack


| HOME |
   
   

lll