Association canadienne des maîtres en ski de fond (ACMSF)

BULLETIN DE NOUVELLES SEPTEMBRE 1999


Assister aux championnats du monde - Par Walter Scott

Combien avez-vous dit? Ils étaient 45 000 spectateurs aux courses à relais de Ramsau, en Autriche. Quel festival d'hiver ! Les championnats du monde de ski de fond ont attiré des participants et des athlètes de 40 pays du monde entier.

Ils ont envahi les rues du petit Ramsau, se tassaient près des kiosques, les tentes à bières, patates frites, estrades, stations de télévision et les points de contrôle de la police.

Ils avaient des drapeaux, des cloches bruyantes, cornes, tambours, palettes et sifflets. Et caché sous leur manteau, ils sortaient un flacon de boisson artisanale, un liquide clair, à haute teneur en alcool, un chaud spiritueux qui vous met les larmes aux yeux, même au buveur le plus renommé.

Je dis à Jan : «Prends une photo de ce bavarois barbu vêtu de son manteau noir avec ses gros boutons argents et le petit sac sur son épaule.» Deux grosse cloches d'église pendaient de ce sac, sonnant le carnaval du ski de fond.

«Papa, tu dois venir en Europe pour voir du vrai ski de fond», implore Beckie, après sa dernière visite.

«Tu dois voir les petits villages montagneux enlacés par les tracés de ski de fond, les groupes de skieurs glissant sans fin au delà des sommets des montagnes qui se dressent près des riches hôtels, les banques et lieux de villégiatures».

En Autriche, Jan et moi avons skié dans la ville, skié au stade et skié sur les pistes en montagnes éloignées, qui mènent aux fameux hôtels alpins, anciennement des fermes, et qui offrent maintenant des strudels aux pommes avec de la crème glacée des fermes locales.

Il n'y a plus de vaches suisses ni de laitiers tyroliens. Les fermes idylliques au flan de montagnes dans les prés de fleurs sous des sommets enniegés, sont transformées en chalets pour les touristes qui dépensent le dollar Euro.

La vue lors de la coupe du monde de l'Autriche était unique. La montagne servait d'écran pour nos yeux avides, qui regardaient les skieurs aller sur les pistes au tracé difficle.

«Voilà Beckie» cria Jan. Beckie avait l'allure d'une ballerine de neige sur des minces lattes de bois. Mon coeur battait à tout rompre en la voyant filer à toute vitesse vers une courbe serrée, dans une descente à en couper le souffle.

Pourquoi les pistes de ski de fond sont-elles si dangereusement difficiles ?

L'équipe féminine russe a dominé la coupe du monde. Les skieuses ont avoué ouvertement que médailles est synonyme de roubles, et les roubles aident à payer la nourriture, la famille et les amis.

Après chaque course, nous allions voir Beckie et l'équipe canadienne dans leur quartier des plus sécuritaire.

Nous avons ri et pleuré selon les résultats, puis nous sommes allez dans un des meilleurs restaurants pour y déguster la plus grosse des saucisses schnitzel et une bouteille du meilleur vin autrichien.

On Aime bien les canadiens en Europe et nous sommes reçus avec une aimable hospitalité.

Comme à chaques vacances, les bons côtés gagnant en nombre sur les mauvais, comme les aéroports bondés,

les routes étroites, les attentes allant jusqu'à 25 km, et transporter ses bagages sur un sentier de montage dans un blissard car votre automobile est emprisonnée dans la neige.

Voir évoluer Beckie au niveau mondial a été émouvant et assez extraordinaire. La nourriture européenne était succulente et la bière était offerte dans les hôtels, les dépanneurs, à bord des autobus, dans les aéroports et les gares. On apprend, on compare et on apprécie avec des yeux neufs notre chez-nous, le Canada.

Walter est un maître en ski, et est le père de Beckie Scott, membre de l'équipe nationale.


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